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#Lobbying et actes manqués

Les dirigeables, une invention du passé ?

Si j'avais quelques chose à dire aux personnes qui se retrouvent avec des idées contraires à celles de la réalité, ce serait juste de leur rendre compte d'un détail de l'histoire qui a son importance.



Dans les années 1800-1900, l'essor de l'industrie de l'aviation a eu des ratés, je vais tenter de vous expliquer ce qu'il s'est passé :
À tous les fantasques et les curieux, faisons un petit point d'histoire sur le dirigeable dans le monde de l'aviation :

La tête dans les nuages : les inventeurs du dirigeable





Les dirigeables, c'est dans l'air du temps. Longtemps considéré comme un raté de l'aviation, le dirigeable prépare son retour en force, après être tombé dans l'oubli à la fin des années 1930. Pour ceux qui l'ignorent encore, le dirigeable, ou ballon dirigeable, est, dans sa définition la plus élémentaire, un aéronef plus léger que l'air, avec une propulsion à hélices, et un système de direction. Il est facilement reconnaissable par sa forme allongée, un peu comme celle d'un long cigare. Aujourd'hui, le Zeppelin reste dans les esprits comme l'aboutissement absolu du dirigeable. Mais, avant d'y venir, d'autres noms méritent d'être connus, car c'est le travail d'inventeurs et d'aéronautes passionnés depuis la fin du XIIXème siècle qui a permis au dirigeable d'être ce qu'il est aujourd'hui.

Alors que l'ingénieur Jean-Baptiste Marie Meusnier de La Place avait été le premier à penser le principe du dirigeable dès 1772, c'est la montgolfière de Joseph et Étienne Montgolfier qui, dès 1782, pose les premiers jalons de l'aérostat. En usant de l'air chaud pour gonfler une sphère, et, ainsi, vaincre la pesanteur, les deux frères offrent une nouvelle façon de prendre possession des airs. La montgolfière annonce une quête frénétique vers la maîtrise de la dirigeabilité de l'aéronef dont les potentialités sont, alors, sans limites. La fascination pour le voyage aérien ne fera que s'intensifier au cours du XIXème siècle. La course à l'aéronef dirigeable débute. Rapidement, on prend conscience que ni l'usage de gouvernails ni celui de rames ne pourront contribuer à manœuvrer l'aéronef. Une tentative de l'inventeur français Henri Giffard résultera en un échec. En effet, il ne réussit pas à contrôler son aéronef face aux vents déchaînés ; celui-ci ne peut donc s'attribuer le titre de premier dirigeable. D'autres aéronautes, Henri Dupuy de Lôme et les frères Tissandier, rencontreront le même échec.
Enfin, le succès sera au rendez-vous pour les Français Charles Renard et Arthur Krebs qui construiront le premier dirigeable fonctionnel, « La France », en 1884. C'est là un accomplissement majeur. Petit à petit se perfectionne la dirigeabilité de l'aéronef. Il faut encore quelques ajustements avant que les dirigeables ne s'accomplissent dans les cieux.

La dirigeabilité maîtrisée





D'autres exploits, ceux des aéronautes Santos Dumont, des Lebaudy, et du Comte Von Zeppelin, seront décisifs. Santos Dumont, l'aéronaute brésilien, Français de cœur, convaincu de la perfectibilité du vol en dirigeable, construira, sans relâche, des aéronefs de plus en plus performants. Il conçoit des dirigeables de petite taille, souples, et dont les moteurs fonctionnent à l'essence. Certains de ses aéronefs sont devenus célèbres. Il y a l'aéronef n°6, en 1901 qui effectue le premier circuit en dirigeable au-dessus de Paris et de la Tour Eiffel, puis l'aéronef n°9 dit « La baladeuse », en 1903, dont Dumont en fera un usage régulier, allant jusqu'à voler de nuit. Ces aéronefs confirment la possibilité d'une utilisation commerciale de l'aéronef. À la même époque, en 1902, Les Lebaudy mettent au point le dirigeable « semi-rigide ». Il s'agit d'une coque rigide sur laquelle est fixée une nacelle, avec des systèmes propulsifs. Pour compléter cette trinité d'aéronautes, le Comte allemand Ferdinand Von Zeppelin reste dans l'esprit commun, l'inventeur du dirigeable. Cela peut s'expliquer par le fait qu'il est le premier à créer une entreprise de dirigeable en 1898, et à commercialiser le dirigeable, le Zeppelin, un dirigeable à structure rigide en aluminium.
Avec l'émergence de la société Zeppelin, et la compagnie aérienne la DELAG, en 1909, l'essor du dirigeable est sans commune mesure. Un moyen de transport accessible, fiable et confortable, le Zeppelin séduit. En France aussi, l'industrie du dirigeable se développe, avec la société Astra, dès 1908.
Le dirigeable à son apogée incarne la passion de nombreux aéronautes et inventeurs, qui, ensemble, ont révélé le secret de la dirigeabilité, afin de faire de ce ballon allongé le conquérant des cieux.

Conquêtes et déclin du dirigeable





La première moitié du 20ème siècle peut être considérée comme l'âge d'or du dirigeable. Maître des cieux, il peut, à présent, être produit de façon quasi-industrielle, et sa dirigeabilité maintenant acquise en fait un moyen de transport aérien fiable, performant, et sécure. Ainsi, quand vient la Première Guerre Mondiale, c'est sans surprise que la France et l'Allemagne se l'approprient et l'instrumentalisent dans un but militaire. Idéal pour la surveillance, il sert aussi au bombardement. Cette militarisation du dirigeable est aussi une formidable occasion d'y apporter de nombreuses améliorations, puisque l'on verra de nouveaux aéronefs développés pour optimiser leurs aptitudes militaristes. Les qualités sans pareil du dirigeable sont reconnues, et sa production se développe en Italie, au Royaume-Uni et aux États-Unis. C'est la ruée vers le dirigeable.

Si durant l'entre-deux-guerres, le dirigeable reste un enjeu certain, on reconnaît pleinement son potentiel comme moyen de transport commercial. Le Zeppelin, par exemple le LZ 129 Hindenburg, est certainement le plus grand dirigeable commercial avec une capacité de 50 à 72 passagers. Le luxe à l'européenne, avec des cabines confortables et les mets délicats qui y sont servis, charme les voyageuses et voyageurs. Au cours des années 1920 à 1930, ces vols transatlantiques deviennent une alternative raffinée aux navires et aux avions. C'est précisément ce Zeppelin Hindenburg qui précipite le déclin du dirigeable. Son crash, à son arrivée aux États-Unis, en 1937, cause la mort de 35 personnes. Ce n'est malheureusement pas le premier crash de dirigeable. En effet, le fait qu'il fonctionne à l'hydrogène, un gaz hautement inflammable, et sa fragilité face aux intempéries expliquent des accidents mortels fréquents. Celui de l'Hindenburg, le plus médiatisé, engendre la méfiance, et petit à petit, le dirigeable se voit désavoué. Après une longue marche vers la dirigeabilité, l'aéronef présente encore de nombreuses failles à combler. Ainsi, ce déclin progressif se confirme lors de la Seconde Guerre Mondiale. Alors que pendant la Première Guerre Mondiale, les dirigeables avaient eu leur rôle à jouer, pendant la Seconde Guerre Mondiale, ils sont, majoritairement, délaissés au profit des avions. Seule la poursuite de la conception de dirigeables par la société américaine Goodyear dans les années 50 et 60 semble attester que l'aéronef a encore de l'espoir.

Bientôt, dans les airs





Qu'en est-il de cet espoir, aujourd'hui ? Dès les années 2000, le dirigeable est porté par un vent nouveau. C'est d'abord comme transport de fret qu'il se démarque. Il répond parfaitement aux problématiques actuelles : le trafic routier engorgé et coûteux, et, surtout, les enjeux environnementaux. Les qualités qu'on avait reconnues au dirigeable, auparavant, à savoir sa discrétion, sa rapidité, et sa grande capacité de charge, deviennent de véritables atouts à l'heure du changement climatique. En effet, l'air de rien, le dirigeable se présente comme une alternative écologique au transport aérien polluant.
Après tout, les Accords de Paris, en 2015, ne nous invitent-ils pas à réduire nos émissions de CO2 ? On cherche, actuellement, à décarboner autant que possible les moyens de transport, alors que les transports aériens ne font que prendre plus d'ampleur. Le dirigeable, que l'on avait jeté aux oubliettes, peut enfin revenir sur le devant de la scène. Dans ce contexte, la start-up Flying Whales (française, québécoise, chinoise), créée en 2012, cherche de nouveaux usages au dirigeable, tout en perfectionnant ce moyen de transport. Des innovations, dans la lignée de celles des pères du dirigeable, sont imminentes, et on ne peut que retenir son souffle en attendant que ne flotte à nouveau dans nos cieux, ces ballons volants.

Le dirigeable est dans l'air…

Pour vous donner envie d'aller plus loin voici une chanson assez ancienne sur le thème:



J'ai rompu le dernier lien
Qui me rattachait à la terre ;
Sur mon navire aérien
Je m'élance dans l'atmosphère.

Le tissu flexible et léger,
Que gonfle le subtil fluide,
Part, sans secousse et sans danger,
Au hasard du vent qui le guide.

La terre s'éloigne de moi ;
Je glisse dans l'air diaphane ;
Je vois l'abîme sans effroi,
Et dans l'immensité je plane.

Les champs dorés et les prés verts,
Les eaux d'argent, les toits de brique,
Forment, avec leurs tons divers,
Une éclatante mosaïque.

Sous un brouillard épais et lourd
Les villes grisâtres pâlissent ;
Leur aspect sombre et leur bruit sourd
Dans le néant s'ensevelissent.

Ô les humaines passions,
Les espérances mensongères !
Ô les basses ambitions
Qui grouillent dans ces fourmilières !

Adieu, terre ! j'ai pris mon vol
Au delà des zones connues ;
Mes pieds ne touchent plus le sol ;
Je sonde l'infini des nues !

Voici le zénith étoilé ;
L'horizon disparaît immense ;
Il semble que Dieu m'ait parlé,
Et que l'éternité commence !…


Mais l'air plus rare a, dans les cieux,
Ralenti mon élan rapide ;
Le froid me saisit, et mes yeux
Se sont couverts d'un voile humide.

Ah ! c'en est fait, l'immensité
Ne sied qu'à l'essence divine ;
Je sens bien que l'humanité
Frémit encore en ma poitrine.

Sur le sol qui soutint mes pas
Est une famille que j'aime ;
Des amis m'attendent là-bas,
Qui me sont plus chers que moi-même.

Ah ! que le soleil était beau !
Je veux, je veux fouler la terre,
La terre qui fut mon berceau,
Et qui couvrira ma poussière !

Terre, terre, je te revois !
Salut, ma maison sédentaire,
Gaîté des champs, calme des bois !
Salut, mes sœurs, salut, ma mère !


Gustave Nadaud



Le voyage aérien,
Chansons de Gustave Nadaud, Henri Plon, 1870 (8e éd.) (p. 202-204).





[Webographie ++ pour en savoir plus ]

Dernière édition le Jeudi 25 Mai 2023 à 15:31

Mis en ligne le Mardi 23 Mai 2023 à 17:34

Auteur:  L'Hôm Patatas;




 











 


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